Premier kit en injecté (avec un peu de résine, de métal et de potodécoupe) à cette échelle de ce mythique avion de combat français (le premier à passer le mur du son à l'horizontale), c'est dire si il était attendu.
La gravure est correcte bien que tout en creux (j'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas quelques panneaux rapportés en relief sur ce genre d'engin) et le moulage aussi (seuls les aérofreins présentent quelques retassures. Les pièces en métal une fois ébarbées sont très belles également. Mon avis sera plus réservé au niveau de la résine, d'une gravure et d'une finesse de premier choix mais aussi très cassante (les accoudoirs du siège éjectable et la visière du tableau de bord sont arrivés en piètre état sur mon établi).
L'assemblage commence par le cockpit qui s'adapte quasi-parfaitement au fuselage, de même que les différents logements de train et d'aérofreins. Tout au plus a-t-il fallu « finasser » un peu pour positionner la poutre centrale qui sépare les deux logements de train principaux.
La prise d'air avant est profonde mais doit être obturée. La notice prescrit de découper le dessous de la tuyère mais en fait la pièce en injecté est déjà découpée. Par contre rien ne vient guider le placement de l'ensemble réacteur dans la carlingue.
La cellule s'assemble sans difficultés. Il ne faut pas oublier de lester l'appareil. Le test du crayon semble indiquer que la maquette tiendrait sans mais comme l'équilibre est fragile cela ne coûte rien de glisser un peu de pâte à modeler entre la prise d'air frontale et le cockpit.
Deux sidewinders et deux réservoirs sont fournis mais je ne les ai pas utilisés. A l'inverse aucune représentation du panier à roquettes Matra installé sur les premiers appareils n'est proposée (dommage).
La verrière, fournie en double a nécessité quelque masticage pour se positionner correctement.
L'appareil est entièrement alu mat (Tamiya Silver Leaf en bombe aérosol) avec des retouches (trappes) en d'autres pots d'alu pour rompre la monotonie (mais pas la peine d'insister les avions sont très « clean ».
La décoration retenue est le 10-ST de Tanguy dans la BD « Danger dans le ciel ». Toutes les décalques proviennent de la boite (deux décos sont fournies : France et Israël) sauf les immatriculation (Mirage IIIC/B Heller + Letraset) et les insignes (peints à la main car dans la BD ils sont noirs au lieu des couleurs officielles). Le blanc des cocardes est un peu transparent.
En conclusion : une belle maquette, facile à monter et sans piège, qui vient combler just -à-propos un manque parmi les jets français « modernes » .
Remerciements à Fonderie Miniature pour la fourniture du modèle analysé ici.
Sources documentaires :
les avions français 1944-1960 vol 1 par J. Cuny (Larivière) Fana de l'Aviation n°97-98 La chasse à réaction (Lavauzelle) ABM n°21 : photoscope de Ph. Gourgues
Les pièces du SMB2 de FM (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Curieusement certains éléments de la planche de photodécoupe ne sont pas utilisés dans le montage
Deux vues du cockpit bien détaillé et très visible sous la grande verrière bulle.
Les ailes demandent un peu de nettoyage au cutter et même de rattraper les encoches laissées par la séparation des grappes (à la cyanoacrylate gel)
En A des sondes fournies en métal blanc, en B une écope à réaliser en Evergreen et en C d'autres sondes à réaliser en Evergreen.
Vue générale du dessous : en D les sondes à positionner en s'aidant de la documentation (notice peu claire), en C les canons en aiguille ou en tube Evergreen, en B les tubes pitot et en A les feux d'atterrissage à creuser (ceci n'est pas indiqué sur la notice).
La décoration « BD » nécessite de peindre les insignes et de remplir le 10 (en pointillé en vrai). L'identification ST est légèrement surdimensionnée.
Le modèle terminé restitue parfaitement la « gueule » caractéristique du premier jet français transonique en opérations.
Panne d'hydraulique ? Difficile de justifier les aérofreins sortis dans une vue en vol.